<< Le Japon n’est pas le seul pays développé sur lequel les Africains doivent apprendre. Mais le Japon nous enseigne qu’il est parfaitement possible de s’enrichir sans voler, qu’on soit un individu ou un pays. >>

Ce que l’Africain et président d’une université au Japon nous enseigne sur la réussite

By Jean-Marie Ntahimpera on 10 octobre 2017 — La leçon que les Africains peuvent tirer de la réussite du docteur Oussouby Sacko est qu’ils doivent élever leur  »jeu » au niveau des «standards japonais », s’il veulent réussir dans un monde globalisé.

Oussouby Sacko, nouveau président de Kyoto Seika University. Source : Oussouby Sako

Le nouveau président Malien d’une université japonaise, Oussouby Sacko, a beaucoup à apprendre aux Africains qui veulent réussir, peu importe le sens qu’ils donnent au mot « réussite ».

En tant qu’Africain, originaire d’un des pays les plus pauvres du monde, il a dû travailler très dur pour se hisser au sommet d’un des pays les plus riches du monde.

Il a été élu pour diriger Kyoto Seika University, non pas parce qu’il est noir, non pas parce que son université veut promouvoir la diversité, mais parce qu’il est le plus qualifié pour le job. Le principe qui lui a mené à cette réussite est « jouer selon les standards japonais ».

Contrairement aux autres étrangers qui se distanciaient des Japonais quand Oussouby y faisait encore ses études, lui, a pris une autre approche. « J’étais déterminé à ne pas être considéré comme cette sorte d’étranger. Alors, je communiquais seulement en Japonais, je faisais tous mes recherches de laboratoire en japonais, et donnais des cours et des rapports seulement en Japonais », dit-il au Japan Times.

La leçon que les Africains peuvent tirer de cette réussite du docteur Oussouby Sacko est qu’ils doivent élever leur jeu aux «standards japonais » s’il veulent réussir dans un monde globalisé.

Nous n’avons pas besoin d’aller vivre au Japon ou d’apprendre le Japonais pour cela. Le Japon étant l’un des pays les plus riches du monde, les plus cultivés et les plus disciplinés, nous devons apprendre la clé de leur succès et l’appliquer à notre réalité africaine.

Les Africains doivent élever leur jeu aux standards japonais

Le Japon n’est pas le seul pays développé sur lequel les Africains doivent apprendre. Mais le Japon nous enseigne qu’il est parfaitement possible de s’enrichir sans voler, qu’on soit un individu ou un pays.

Je ne dis pas que les autres pays riches ont volé pour s’enrichir. Mais une part importante de la fortune de beaucoup de pays occidentaux a été gagnée par l’esclavage, l’exploitation coloniale, les réseaux corrompus de la Françafrique ou les guerres dans les pays pétroliers, ce qui fait que les Africains doutent souvent que les Occidentaux gagnent honnêtement.

Même si le Japon a colonisé pour un moment la Corée, Taiwan ou la Manchourie jusqu’à la deuxième guerre mondiale, on ne peut pas dire que le Japon s’est enrichi grâce à l’exploitation de ces territoires. Le Japon est devenu une puissance après la deuxième guerre mondiale, dont il a été le perdant. En effet, je Japon s’est enrichi alors qu’il était occupé par les Etats-Unis. Les Japonais n’ont gagné leur fortune que grâce à leur intelligence et à leur amour du travail.

Alors, comment hausser notre jeu aux «standards japonais » ? En cherchant à devenir les meilleurs dans tout ce que nous faisons. C’est ce que l’écrivain Chris Gardner appelle être « world class ». Nous devons aspirer à devenir des enseignants, des ingénieurs, des médecins, des journalistes, des dirigeants « world class ». C’est ainsi que l’Afrique deviendra le futur Japon.

Source :

https://thisisafrica.me/fr/2017/10/10/oussouby-sacko-universite-japonaise/

 

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